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Faire un peu plus de place, doucement

Valérie Arseneault

19 mars 2025

Savais-tu qu’une maison américaine moyenne contient environ 300 000 objets? Trois cent mille. C’est fou quand on y pense. Pis en même temps… quand je regarde autour de moi, je me dis que ça s’accumule vite sans qu’on s’en rende compte.


On n’achète pas tout d’un coup. C’est un petit quelque chose par-ci, une bonne affaire par-là… et un moment donné, ça déborde.


Je pense que le marketing a beaucoup à voir là-dedans. Tu sais quand tu regardes un article en ligne, pis qu’après il te suit partout? Sur Facebook, sur Instagram, dans tes courriels. “Je pense que ceci pourrait t’intéresser.” Non merci 😅 Tout est fait pour qu’on achète. Les rappels, les rabais, les “dernière chance”… c’est facile de tomber dans le piège. Dans ces moments-là, je repense souvent à la question de Pierre-Yves McSween : “En as-tu vraiment besoin?” Des fois oui. Mais souvent… non.


Je te dis ça, mais j’ai déjà été là moi aussi. Il y a quelques années, je dépensais beaucoup plus. Pas nécessairement des grosses affaires. Juste… plein de petits achats. Sur le coup, ça semblait anodin, mais avec le temps, j’ai réalisé à quel point ça s’accumulait. Autant dans mon budget (ça, je l’ai senti assez vite 😅), que dans ma maison. Il y avait des objets un peu partout, des choses que j’utilisais à peine, et surtout… une espèce de lourdeur que je n’arrivais pas vraiment à expliquer.


C’est là que j’ai commencé à ralentir. Pas parfaitement, pas du jour au lendemain. Mais tranquillement. J’ai commencé à me poser plus de questions avant d’acheter, à prendre un petit pas de recul. Est-ce que j’en ai vraiment besoin ou c’est juste une envie du moment? Est-ce que ça va vraiment m’apporter quelque chose… ou ça va finir dans une tablette?


En même temps, j’ai fait du ménage dans ce que j’avais déjà. J’ai donné, vendu, laissé aller beaucoup de choses. Et honnêtement… ça m’a fait plus de bien que je pensais. Comme si ma maison respirait un peu plus. Pis moi aussi.


Aujourd’hui, j’essaie de faire les choses autrement. Pas parfaitement encore, mais plus consciemment. J’achète moins, mais mieux. Je garde ce qui compte vraiment. Pis surtout, je me rends compte que ce qui me fait du bien, c’est pas les objets. C’est les moments simples. Un souper tranquille, une soirée en famille, une maison qui me calme au lieu de m’étourdir.


Je pense pas que le but, ce soit de se priver. C’est pas de ne plus rien acheter, ni de tout enlever. C’est juste… de faire un peu plus de place. Dans notre maison, oui. Mais aussi dans notre tête. Pis d’y aller une étape à la fois. Toujours. 💛

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